Pension de réversion en cas de divorce

En cas de divorce, la pension de réversion n’est pas automatiquement supprimée. L’ex-conjoint peut encore percevoir une fraction de la retraite du défunt, à condition d’avoir été marié avec lui et de respecter les règles du régime concerné. Le montant dépend notamment de la caisse, de l’âge, des ressources et de la présence éventuelle d’autres conjoints ou ex-conjoints. Dans le régime général, la réversion représente généralement 54 % de la retraite de base du défunt, sous réserve des conditions de ressources.

Les règles changent toutefois entre l’Assurance retraite, l’Agirc-Arrco et la fonction publique. Le remariage peut être sans effet dans le régime général, mais entraîner une suppression définitive dans certains régimes complémentaires. Une demande distincte doit être adressée aux caisses concernées, car le versement n’est jamais automatique.

Pension de réversion en cas de divorce

❖ Le point décisif · N° RÉVERSION ❖
54 %
Que devient la pension de réversion après un divorce ?
Le divorce ne fait pas disparaître le droit. Dans le régime général, l’ex-conjoint peut demander 54 % de la retraite de base, si les conditions de ressources et les autres critères sont remplis.

Repère essentiel — le mariage reste obligatoire, tandis que le divorce n’exclut pas automatiquement l’ex-conjoint.
❖ À garder en tête ❖
Les trois règles qui changent tout
  • Le mariage est indispensable. Le concubinage et le PACS ne suffisent pas pour ouvrir un droit à réversion dans les régimes concernés.
  • La demande n’est pas automatique. Chaque caisse doit être saisie, notamment lorsque le défunt relevait de plusieurs régimes.
  • Le remariage n’a pas le même effet partout. Il peut préserver le droit dans le régime général, mais le supprimer dans l’Agirc-Arrco.

Peut-on toucher la pension de réversion après un divorce ?

Oui, un ex-conjoint peut obtenir une pension de réversion après le décès de son ancien époux. Le divorce ne rompt pas, à lui seul, le lien pris en compte par les régimes de retraite. La caisse vérifie toutefois les conditions propres au régime du défunt. La réversion correspond à une fraction de la retraite que celui-ci percevait ou aurait pu percevoir. Elle est versée chaque mois après l’acceptation de la demande.

Faut-il avoir été marié pour avoir droit à la pension de réversion ?

Le mariage est obligatoire. Un ancien partenaire de PACS ou une personne ayant vécu en concubinage avec le défunt ne peut pas prétendre à cette prestation dans les régimes évoqués ici. La durée du mariage peut aussi intervenir. Dans la fonction publique, l’une des conditions consiste notamment à avoir été marié pendant au moins 4 ans, sauf exceptions comme la naissance d’un enfant issu du mariage. Certains régimes particuliers prévoient leurs propres règles, parfois une durée minimale de 5 ans.

Le divorce met-il fin au droit à la pension de réversion ?

Non, pas automatiquement. L’ex-conjoint divorcé peut rester bénéficiaire, y compris si le défunt s’est remarié. Le montant peut alors être partagé avec le conjoint survivant ou d’autres ex-conjoints. Le droit dépend aussi de l’âge, des ressources ou d’une situation d’invalidité selon la caisse. Une séparation ancienne ne dispense donc pas de vérifier les droits auprès de chaque organisme.

❖ Les chiffres à consulter ❖
Les principaux repères selon la caisse
I
Assurance retraite
Retraite de base
54 %

II
Agirc-Arrco
Complémentaire privée
60 %

III
Fonction publique
Pension civile ou militaire
50 %

IV
Âge Agirc-Arrco
Règle courante depuis 2019
55 ans

Quelles sont les conditions selon le régime de retraite du défunt ?

La caisse compétente applique ses propres critères. Cette distinction est déterminante, car le taux, l’âge, les ressources et l’effet d’un remariage ne sont pas identiques partout. Une personne divorcée peut donc avoir un droit au titre de la retraite de base, un autre au titre de la complémentaire, et des conditions différentes pour une pension publique.

La pension de réversion de l’Assurance retraite après un divorce

L’Assurance retraite verse, sous conditions de ressources, 54 % de la retraite de base du défunt. Pour 2025, le plafond annuel indiqué est de 24 710,40 euros pour une personne seule et de 39 536,64 euros pour un couple marié ou vivant en concubinage. Le remariage ne bloque pas automatiquement l’attribution, mais les ressources du nouveau ménage sont prises en compte. La durée des mariages sert généralement à répartir la pension entre les ayants droit.

La pension de réversion Agirc-Arrco pour un ex-conjoint divorcé

L’Agirc-Arrco attribue une réversion sans condition de ressources, en principe à partir de 55 ans. Une ouverture avant cet âge est possible avec deux enfants à charge ou en cas d’invalidité, sous conditions. Le montant couramment retenu est de 60 % des droits complémentaires. Le remariage empêche l’attribution et, si la pension était déjà versée, entraîne sa suppression définitive. Le PACS et le concubinage ne créent aucun droit.

La pension de réversion dans la fonction publique après un divorce

La pension publique représente généralement 50 % de la pension que le fonctionnaire percevait ou aurait pu obtenir. Il n’existe pas de condition d’âge ni de ressources pour le droit de base. L’ex-conjoint doit toutefois remplir au moins une condition liée au mariage, par exemple une durée de quatre ans, un enfant issu de l’union ou un mariage célébré avant la retraite. Une nouvelle union peut suspendre ou supprimer le droit. Celui-ci peut parfois être récupéré après un divorce, une rupture de vie maritale ou le décès du nouveau conjoint.

Pension de réversion en cas de divorce

La pension de réversion est-elle partagée entre plusieurs ex-conjoints ?

Lorsqu’un défunt a été marié plusieurs fois, la pension peut être divisée entre le conjoint actuel et les anciens conjoints. Le partage ne signifie pas que chaque bénéficiaire reçoit le taux complet. Dans plusieurs régimes, la caisse compare la durée de chaque mariage à la durée totale des unions. Le montant individuel peut donc être nettement inférieur à la somme théorique annoncée par le régime. Au décès d’un bénéficiaire, sa part peut être réattribuée aux autres, selon les règles applicables.

Comment se calcule la part de chaque ex-conjoint ?

Le principe consiste souvent à appliquer un ratio. Un mariage ayant duré dix ans dans une durée totale de vingt ans peut ouvrir une part correspondant à 50 % de la réversion à répartir. Le calcul exact dépend toutefois du régime et de la situation familiale. Les périodes de mariage qui se chevauchent, les droits du conjoint survivant et les dates de décès doivent être vérifiés par la caisse. L’existence d’un ex-conjoint inconnu peut ainsi modifier le montant versé au conjoint actuel.

Le remariage fait-il perdre la pension de réversion après un divorce ?

Le remariage n’a pas une conséquence uniforme. Dans le régime général, il ne fait pas perdre automatiquement le droit, mais les revenus du nouveau couple peuvent réduire ou supprimer la prestation si le plafond de ressources est dépassé. À l’inverse, l’Agirc-Arrco supprime la réversion en cas de remariage, y compris lorsqu’elle était déjà servie. Dans la fonction publique, une nouvelle union ou un concubinage peut également faire perdre les droits si les conditions de récupération ne sont plus réunies.

Peut-on récupérer la pension de réversion après un nouveau divorce ?

La réponse dépend de la caisse. Dans certains régimes publics, le droit peut être récupéré sur demande après un divorce ou la cessation de la vie maritale, à condition de ne pas percevoir une autre pension de réversion et de respecter les règles applicables. Pour l’Agirc-Arrco, la suppression liée au remariage est définitive, ce qui exclut en principe une récupération après un nouveau divorce. Une demande écrite et l’examen du dossier individuel restent indispensables.

✦ Les erreurs à écarter ✦
Les pièges fréquents après un divorce
  1. ICroire que le divorce annule tout. L’ex-conjoint peut conserver un droit, même après plusieurs années de séparation.
  2. IIAppliquer une seule règle à toutes les caisses. Les taux de 54 %, 60 % et 50 % correspondent à des régimes différents.
  3. IIIOublier le remariage. Une nouvelle union peut modifier les ressources ou supprimer définitivement la pension complémentaire.
  4. IVNe pas déclarer les autres bénéficiaires. La durée des mariages et la présence d’un conjoint survivant peuvent réduire la part individuelle.

Comment demander une pension de réversion après un divorce ?

La demande doit être déposée après le décès, sans attendre un versement spontané. Le dossier comprend généralement l’identité du demandeur, l’acte de décès, les justificatifs du mariage et du divorce, les coordonnées bancaires et les éléments de ressources lorsque le régime les exige. Une demande en ligne peut simplifier les démarches pour plusieurs régimes, mais les situations complexes nécessitent souvent des échanges directs avec les caisses.

Comment savoir à quelle caisse demander la pension de réversion ?

Il faut d’abord identifier les régimes auxquels le défunt a cotisé. L’Assurance retraite traite la retraite de base du secteur privé, l’Agirc-Arrco la complémentaire des salariés concernés, tandis que le service des retraites de l’État ou la caisse compétente intervient pour la fonction publique. Un simulateur de réversion peut aider à repérer les droits lorsque la carrière comporte plusieurs employeurs ou statuts. La demande doit mentionner chaque mariage et chaque période concernée pour permettre un partage correct.

❖ Le mot de la fin ❖

Un droit à vérifier, jamais à présumer

54 %
Régime général

55 ans
Repère Agirc-Arrco

Après un divorce, la réversion reste possible, mais le résultat dépend du régime du défunt, des ressources, des unions successives et de la situation actuelle du demandeur.

Commencez par recenser toutes les caisses et déposez une demande complète auprès de chacune.

— La Rédaction
❖ Ex-conjoint
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